Ma tête inclinée, dans la pénombre des rues pavées
J'erre sans but sous le poids de mon c½ur endolori
La luminescence des lampadaires transperce la pluie
Sur mes joues, elle se joigne à mes larmes salées
Mes jambes flageolantes, je m'assieds sur le trottoir
Les gouttes ruisselantes sur mon visage et ma nuque,
Dans l'ombre des halos des lampions, mélancolique,
Immobile, je reste dans une averse de pleurs d'un soir
En ce lieu calme, mes sanglots se perdent aux entours
De mes doigts, j'essuie l'ondée de mes perles d'amour
Par le ruissellement de tristesse, mes yeux sont rougis
Bercée, je demeure dans mon grand silence, anéantie
Maussade, je lève mon regard vers ce ciel pluvieux
Dans mes larmoiements de souffrances, je m'alangui
Le grain se répande sur mes lèvres mordues, acéteux
Cette nuit, je submerge dans mes soupirs, sans bruits